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Viol : le sondage de la honte Empty Viol : le sondage de la honte

Message par HannaH le Lun 07 Oct 2019, 17:56
Pour presque un Français sur deux, une femme violée y est un peu pour quelque chose. L’occasion de comprendre comment le cerveau humain peut croire n’importe quoi.

Au mois de juin, un sondage réalisé par Ipsos et l’association Mémoire traumatique et victimologie révélait que pour 42 % des Français, la responsabilité de l’agresseur est atténuée si sa victime a eu une attitude « provocante ». Le fameux argument de la jupe trop courte, donc… et celui-ci n’a pas de limite : jusqu’où iront, à ce petit jeu, les circonstances atténuantes d’un passage à l’acte ? Un regard aguicheur ? Des talons trop hauts ? Des cils trop longs ? Ou, le cas échéant, une culotte de dimensions insuffisantes : en 2018 en Irlande, l’avocate d’un violeur a plaidé la cause de son client en arguant que la victime portait un string. Il a été acquitté, sans que l’on sache exactement quel poids a eu l’argument de la tenue légère…

Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus d’une femme sur 10 dans le monde subit un rapport sexuel forcé au cours de sa vie. En France, c’est une femme sur 6 et un homme sur 20 qui déclarent avoir subi un jour un viol ou une tentative. Pour ces victimes, les conséquences physiques, psychologiques et sexuelles sont considérables. En dépit de ces dommages, nombre d’entre elles s’abstiennent de demander du soutien ou de porter plainte (moins de 40 %, selon United Nations Women, en 2018), minimisant au contraire la gravité de l’épisode de violence qu’elles ont subi, le considérant comme une affaire personnelle, ou ne souhaitant pas confronter l’agresseur à la justice.

La victimisation secondaire
Les recherches menées depuis près d’un demi-siècle sur le viol se sont essentiellement attachées à décrire ses contextes matériels et relationnels et plus largement à identifier ses représentations erronées, à la fois dans le grand public et auprès des professionnels du travail social et de la justice. Ces « mythes » en matière de viol non seulement produisent une distorsion dans la perception du phénomène, ce qui est préjudiciable à sa prévention et son traitement, mais également amplifient les dommages psychologiques et sociaux subis par les victimes elles-mêmes (ce que l’on appelle la victimisation secondaire). En effet, ils contribuent à rendre les victimes (presque toujours des femmes) responsables de leur sort

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A voir sur le sujet, la série Unbelievable sur Netflix tirée d'une histoire vraie, celle de Marie victime d'un violeur en série et dont le témoignage ne sera pas pris au sérieux par la police.

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Guy Banni
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Message par Guy Banni le Lun 07 Oct 2019, 23:47
LE VIOL CE N’EST PAS BIEN MAIS LE FÉMINISME CE N’EST PAS PAROLE D’ÉVANGILE !
 
Les féministes prétendent, si toutefois je les ai bien comprises, que le viol résulte du besoin des hommes d’humilier les femmes, alors que bien d’autres femmes (Nadine de Rothschild : « La minijupe et le string sont un appel au viol ! »), elles, prétendent que c’est la vue de la silhouette et de la toilette féminine qui feraient celui-ci chez des hommes qui ne se contrôleraient pas ou plus alors. À ce sujet je cite souvent l’un de mes ex-psys, ancien chef de clinique, lequel avait dit lors d’un cours pour la formation des militants d’une association d’usagers en psychiatrie, ceci : « Les femmes ne se rendent pas toujours compte de l’effet qu’elles font sur les hommes ! Pour les violeurs la prison ne sert à rien ! » Lorsque je suis en face d’une femme en minijupe ou en string aussitôt aussi bien dans ma tête que dans mon slip je me sens alors au bord de l’orgasme ! Une érection peut même se produire parfois à cette occasion. Lors de ce genre de circonstances la plupart des hommes se contrôlent alors que certains autres hommes, eux, au contraire, ne se contrôlent pas ou plus. Pour l’article ci-dessus la minijupe et le string n’excitent jamais aucun homme et les hommes ne sont jamais en aucun cas des êtres humains vis-à-vis des femmes. J’ai fait des recherches sur Internet pour trouver des explications sur les causes du viol de la part d’experts : pour les lire  cliquez sur les liens ci-dessous. Toutefois je ne les ai pas encore lues. Peut-être celles-ci me feront-elles dans l’avenir changer d’avis sur ce problème gravissime d’actualité ? En tous les cas à chaque fois que je lis les féministes sur ce sujet du viol  j’en conclus alors que celles-ci savent très bien mentir dans le but de tromper comme elles savent aussi très bien mentir sur le sujet de la prostitution également dans le but de tromper. Pour paraphraser Jean-Paul II qui avait dit : « Le communisme ce n’est pas bien mais le capitalisme ce n’est pas parole d’évangile ! » je dirai à mon tour : « Le viol ce n’est pas bien mais le féminisme ce n’est pas parole d’évangile ! »
 
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Sofy
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Message par Sofy le Mar 08 Oct 2019, 17:21
Réputation du message : 100% (1 vote)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Les féministes prétendent, si toutefois je les ai bien comprises, que le viol résulte du besoin des hommes d’humilier les femmes

Le viol est l'acte par lequel une personne est contrainte à un acte sexuel ( le plus souvent un rapport sexuel ) par la force, surprise, menace, ruse ou, plus largement, sans son consentement. Au xxie siècle, le viol constitue un crime dans la plupart des législations ; l'imposture ou le dol constituent en général, comme la violence, un élément appréciateur du viol.

La définition du terme peut être plus ou moins large selon les pays. Ainsi, dans le droit français, le viol est une agression sexuelle impliquant, selon [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] , « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. », la notion de non consentement n'étant pas exprimée. Dans certains pays comme l'Allemagne et le Canada, des définitions plus larges sont adoptées. Au Canada, l'infraction de viol a été abolie et remplacée par le crime d'agression sexuelle, notamment pour mettre l'accent sur la dimension violente de l'acte et pour inclure toute forme d'attouchement sexuel non consenti. En France, le criminel s'expose à une peine allant de 15 ans de prison ferme jusqu'à l'emprisonnement à perpétuité ( par exemple en cas de récidive ou si le viol est accompagné de tortures ).

Le viol n'a pas toujours été puni, et il existe toujours des sociétés où il est toléré, voire non juridiquement défini. Même lorsqu'il est reconnu comme un crime, il n'est pas toujours défini par la violation du consentement de la victime. Ce qui a longtemps été puni ( et ce qui l'est encore dans certaines sociétés ), c'est plutôt le fait de prendre la femme d'un autre, ou une femme non encore mariée. À l'époque moderne, le viol par contrainte physique est punissable par la loi dans la plupart des sociétés. Quant à la contrainte psychologique, peu de législations la retiennent pour définir le viol. L'agression sexuelle par contrainte psychologique peut être considérée comme un crime fréquent dont la prévention comme la répression connaissent des difficultés dans tous les pays.

Selon un rapport de 2010 de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime et une étude de l'Organisation mondiale de la santé de 2017, la plupart des viols sont commis par des hommes et la plupart des victimes sont des femmes, la même proportion existant pour les violences conjugales et les agressions sexuelles.

La première mention écrite du viol est dans le Code de Hammurabi, qui distingue viol et adultère. La loi 129 établissait que si une femme mariée et un homme étaient surpris ensemble « en flagrant délit », les deux devaient être noyés. Le mari pouvait cependant pardonner à sa femme. La loi 130 établissait, en revanche, que si une jeune fille vierge était trouvée avec un homme, seul l'homme devait être mis à mort.

Chez les Hébreux, le viol de la femme d'autrui est interdit dans le dernier des 10 commandements : Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni rien de ce qui appartient à ton prochain. Dans [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] , la punition était infligée si : une femme mariée ou fiancée était surprise avec un homme, il était considéré qu'il y avait eu adultère et la mort par lapidation était exécutée pour les deux individus ensemble ; si, en revanche, une femme mariée ou fiancée était prise par un homme à l'extérieur de la ville, le viol était supposé et seul l'homme était lapidé ; si la victime était une jeune fille non fiancée, l'homme devait payer une amende au père de la fille et épouser la jeune fille sans possibilité de divorce. C'est une des premières attestations du mariage réparateur, conçu comme une forme de dédommagement et de protection pour la femme, qui avait perdu son honneur et n'aurait probablement pu trouver d'autre mari.

« …si l'homme couchant avec une femme mariée est pris sur le fait, tous deux mourront. Tu feras disparaître d'Israël le mal. Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, qu'un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les conduirez tous deux à la porte de cette ville et vous les lapiderez jusqu'à ce que mort s'ensuive : la jeune fille parce qu'elle n'a pas appelé au secours dans la ville, et l'homme parce qu'il a usé de la femme de son prochain. Tu feras disparaître le mal du milieu de toi. Mais si c'est dans la campagne que l'homme a rencontré la jeune fille fiancée, qu'il l'a violentée et a couché avec elle, l'homme qui a couché avec elle mourra seul ; tu ne feras rien à la jeune fille, il n'y a pas en elle de péché qui mérite la mort. Le cas est semblable à celui d'un homme qui se jette sur son prochain pour le tuer : car c'est à la campagne qu'il l'a rencontrée, et la jeune fille fiancée a pu crier sans que personne vienne à son secours. Si un homme rencontre une jeune fille vierge qui n'est pas fiancée, la saisit et couche avec elle, pris sur le fait, l'homme qui a couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante pièces d'argent ; elle sera sa femme, puisqu'il a usé d'elle, et il ne pourra jamais la répudier. »

Dans la mythologie de la Grèce antique, les dieux recourent très souvent au viol notamment contre les humains mais en utilisant rarement la violence. Dans certains cas il est question de mariage par enlèvement, qui est encore actuellement pratiqué par certaines cultures traditionnelles. Par exemple, l'enlèvement de Perséphone par Hadès ; de Daphné par Apollon ; de Cassandre par Ajax ; d'Andromaque par Hector ; de Polyxène par Achille ; pour ne pas mentionner la liste de femmes et de nymphées violées par la force ou la tromperie par Zeus. Dans la Grèce antique, l'adultère de la femme était puni mais l'homme pouvait légalement entretenir des concubines. Dans la société romaine primitive, le pater familias dispose du droit de vie et de mort sur ce qui lui appartient et notamment les femmes placées sous son autorité. Le développement du droit romain leur donnera un statut et une liberté exceptionnelle tout en restant sous l'autorité du père.

Guy Banni
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Message par Guy Banni le Mar 08 Oct 2019, 20:01
Merci Sofy pour l’article ci-dessus lequel a retenu toute mon attention.
 
NON À L’INTERDICTION DE LA SEXUALITÉ ENTRE ADULTES CONSENTANTS  
 
J'ai bien un problème avec (presque) toutes les féministes dans la mesure où elles m’accusent (presque) toutes d’avoir été autrefois (1965-1972) un violeur de prostituées et pire un violeur de prostituées aux pratiques barbares, car c’est bel et bien ce dont (presque) toutes m'accusent sur Internet ou ailleurs.
 
De la façon suivante :
 
Je suis un violeur dans la mesure où je me suis servi de l’argent – lequel soi-disant est le symbole de la violence dans ce monde de merde et de fous – pour acheter des rapports sexuels à de jeunes esclaves aussi bien désargentées que malades mentales, et ainsi j’aurais alors abusé de celles-ci grâce à celui-ci. Et je suis aussi un criminel car en finançant ainsi la prostitution je deviens alors soi-disant un proxénète.
 
Toutes ces femmes étaient toujours consentantes et ce sont bien elles qui, en premier, ont sollicité nos rapports sexuels pour lesquels j'ai alors effectivement succombé à la tentation. Ce que je n'ai jamais regretté ! 
   
Quant à l’argent, d’une part compte tenu du service médical que celles-ci m’ont effectivement rendu au point de vue équilibre psychologique, la dette que je dois à toutes celles-ci je ne pourrais jamais la leur rembourser, d’autre part leur train de vie était alors bien supérieur au mien.
 
LA SANTÉ C’EST COMME L’AMOUR OU LA LIBERTÉ ÇA N’A PAS DE PRIX

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Message par Sofy le Mar 08 Oct 2019, 20:59
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Je suis un violeur dans la mesure où je me suis servi de l’argent – lequel soi-disant est le symbole de la violence dans ce monde de merde et de fous – pour acheter des rapports sexuels à de jeunes esclaves aussi bien désargentées que malades mentales, et ainsi j’aurais alors abusé de celles-ci grâce à celui-ci. Et je suis aussi un criminel car en finançant ainsi la prostitution je deviens alors soi-disant un proxénète.

Lors du procès de l’affaire du Carlton de Lille certains se sont demandés si le fait de payer pour des rapports sexuels achetait de facto un consentement illimité ?
Et dans quel mesure la société reconnaît que les TDS peuvent aussi être victimes de viols ou d’agressions sexuelles ?

Pour ces féministes anti-prostitution la question du consentement n’est pas imaginable pour les TDS, d’après Melissa Farley ( chercheuse américaine en psychologie clinique et militante anti-prostitution ) la prostitution n’est pas un choix mais un manque d’alternative :
«La plupart des femmes qui se prostituent ne le font pas par choix mais par manque d’alternatives. Les contraintes économiques et sociales, la précarité les poussent sur le trottoir. L’argent devient alors un élément de coercition.»

Si on enlève le terme de prostitution cette phrase peut s’appliquer à n’importe quel métier que l’on peut faire, non pas par choix, mais comme une alternative.

Le rapport sexuel que propose les TDS n’est pas un consentement sur du long terme mais sur une période définie, au-delà cela devient un viol. Mais allez faire admettre ceci aux féministes bornées est une mission impossible.

Il est d’une évidence qu’une TDS en situation irrégulière n’aura aucun pouvoir de décision et le respect du contrat dépend du pouvoir de négociation :
«Les femmes migrantes, sans papiers, les plus précaires, celles qui sont sous l’emprise de la drogue ou d’un tiers, par exemple, ont un pouvoir de négociation plus faible. Tout dépend donc de si elles sont en mesure de refuser une pratique et de s’en aller. Il n’y a pas de généralité, que du cas par cas.»

Et si toutes les conditions sont réunies –papiers en règle–, elles sont souvent victimes de la double peine, celle d’être violées et prostituées, donc supposées «volontaires» comme je le précise plus haut :
«Il y a peut-être une présomption de consentement lorsqu’il s’agit d’une femme prostituée. Une présomption que l’on retrouvait aussi chez la femme mariée, jusqu’à ce que le viol conjugal soit reconnu.»

C’est le résultat d’une stigmatisation intégrée qui nuit à toutes les victimes, comme le soulignait Morgane Merteuil :
«Elles pensent parfois que ce n’est pas légitime d’appeler cela un viol dans la mesure où elles sont travailleuses du sexe. Il faut lutter contre cette stigmatisation qui est aussi problématique pour celles qui ne sont pas dans le milieu prostitutionnel. Car si des femmes ont de nombreuses relations sexuelles, elles sont considérées comme des "putes" et leur viol n’est pas reconnu non plus.»

Des formations auprès de la police et du personnel judiciaire permettraient de rendre tout aussi intolérable le viol sur une femme prostituée que celui sur une femme jugée "honorable". L’action policière devrait être moins focalisée sur la chasse aux sans-papiers. Aujourd’hui, elles peuvent être victimes mais coupables d’être en situation irrégulière.

A propos de l’affaire du Carlton, Ovidie, actrice et réalisatrice, disait :
«Toutes ces histoires révèlent avant tout le problème de l’impunité, du pouvoir de l’argent, et de la domination d’une classe sociale sur une autre.»

Guy Banni
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Message par Guy Banni le Mar 08 Oct 2019, 23:30
Merci Sofy pour cet article qui m'éclaire.
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