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HannaH
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Message par defaut Escorts girls en Corse : elles témoignent

le Lun 17 Déc 2018, 19:11
Luana, Baby Brazil, Crystal, Diana Hot... Des noms exotiques qui défilent sans fin sur nos écrans. Des filles aux tenues et postures provocantes. Des photos souvent retouchées et toujours plus sexy. Des numéros de téléphone. Des profils décrivant des rencontres prometteuses. Telle est la nouvelle forme de prostitution à l'ère du numérique. Un commerce humain où les corps se vendent non plus dans les rues, mais sur la toile.

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Un modèle de prostitution totalement adapté à la Corse où les travailleuses du sexe ne s'affichent pas sur les trottoirs.  C'est aujourd'hui vers l'internet que les clients se tournent pour entrer en contact avec elles. Et de nombreux sites spécialisés permettent à ces dernières de mettre en ligne leurs photos accompagnées d'une annonce où elles donnent leur numéro de téléphone et précisent leurs pratiques ainsi que leurs tarifs.

Ces sites internet, hébergés à l'étranger, sont accessibles via une simple recherche sur Google et donnent la possibilité de trouver une escort-girl dans sa ville en seulement quelques clics.

La plupart d'entre elles viennent de l'étranger, majoritairement d'Europe de l'Est et d'Amérique du Sud, et font partie de réseaux internationaux qui s'occupent de leur louer des appartements où elles recevront leurs clients pendant une semaine en moyenne avant de repartir.

"C'est moins dangereux que sur le Continent"

D'autres en revanche sont indépendantes et vivent en Corse à l'année, ou y viennent du moins régulièrement. Comme Carla*, une Brésilienne qui s'est installée à Bastia, "car il n'y avait pas beaucoup de concurrence", et que "c'est beaucoup moins dangereux que sur le Continent. Les gens sont plus respectueux. Je vais sur ces nouvelles plateformes depuis qu'on ne peut plus se servir de Viva Street. Mes clients sont en majorité des locaux. Ils ont entre 26 et 40 ans. A Bastia, je n'ai jamais eu de souci, mais à Ajaccio, j'ai des copines qui ont subi des agressions. Je pratique chez moi, à l'hôtel, ou chez la personne, suivant le client. Ici, je me sens bien, je n'ai pas peur", précise-t-elle.

En revanche, pour Nancy*, les choses ne se passent pas aussi bien que cela et les conditions de travail se dégradent avec les années. Elle évoque "les réseaux de prostitution qui se développent dans l'île".

"Les hommes louent les appartements et font venir les filles. Ils en mettent deux ou trois dans les appartements. Ces filles cassent les prix du marché avec des tarifs à 50 euros. Du coup, les locales travaillent beaucoup moins. Elles ont même des rapports non protégés. Moi, je suis indépendante. Elles restent environ un mois. C'est très grave car il y a beaucoup de violence. On les retrouve sur de nombreux sites et dans toute la Corse. Je pense qu'il y a beaucoup de corruption".

Un lien avec le grand banditisme corse

Des réseaux de proxénétisme auxquels le commissaire Christian Sivy de la Police Judiciaire en Corse a été confronté. "Il est difficile de rentrer en contact avec des escorts faisant partie de réseaux. Elles arrivent généralement des pays de l'Est ou d'Amérique du Sud et ne restent qu'une semaine en Corse puis repartent sur le continent ou dans une autre ville européenne. Elles ne témoignent jamais contre leurs proxénètes. Même en cas de vol à main armée, la collaboration est toujours limitée. Ces femmes sont très mobiles".

Le policier parle de plusieurs formes de proxénétisme, et même d'un lien avec le grand banditisme Corse.  "On a pu constater une association ponctuelle de réseaux extérieurs à la Corse avec le banditisme insulaire. Ils vont profiter de connaissances pour s’implanter durablement. Il leur faut l’accord des clans insulaires.  Il y a une activité permanente à l’année et je pense qu’elle augmente sur l’été sur des secteurs plus touristiques comme la Balagne et l’Extrême Sud. Il y a plus de filles qui viennent à cette époque-là et les personnes extérieures vont prendre appui sur des relais locaux. Soit pour des prestations immobilières, soit pour assurer la sécurité des filles, et pour valider l’implantation sur un secteur".

Les deals se font de plusieurs manières : "Mise à disposition d’appartement et récupération de l’argent sur le prix de la prestation. Cela se traduit sous forme de loyers. Autre forme : les personnes organisent le déplacement des filles qui sont hébergées en hôtel. Les rendez-vous se font ensuite par internet quand l'annonce est publiée. Le réseau récupère ensuite les fonds et gère les femmes."

« J'ai mon petit fan club »

Lucie*, la trentaine, indépendante, vit de son activité d'escort : « Je viens en Corse, où j'ai des origines, quelques fois par an. J'en profite pour joindre l'utile à l'agréable et travailler ici. J'ai mon petit fan club », explique-t-elle.

Cette dernière choisit ses clients, ce qui lui permet d'éviter de mauvaises surprises : « Je n'ai jamais été en danger ou agressée ». Car la rubrique faits-divers des médias fait souvent été état d'escorts girls agressées à leur domicile par des clients qui profitent de la situation isolée de ces femmes pour leur voler leur recette. Ces femmes venues de l'étranger qui font partie de grands réseaux de proxénétisme courent un plus grand risque puisqu'elles ne sont pas sélectives en ce qui concerne leur clientèle.

"Nous sommes assez loin des réseaux de proxénétisme que l’on a connus à l’époque. Aujourd'hui, il y a un véritable isolement des filles. Elles sont moins regroupées et donc soumises à des dangers plus importants. Ce sont des proies très faciles. Elles ont les bénéfices de leurs activités des jours précédents, forcément en espèces, dans leur appartement et se font souvent braquer. C'est ce qu’il s’est passé récemment en Corse. Des jeunes originaires de l'île, âgés entre 20 et 25 ans s’étaient attaqués aux jeunes femmes", précise le commissaire.

« Je conseille de le faire »

Pour certaines, le choix de faire escort a été dicté par le besoin de réussir à boucler les fins de mois. C'est le cas de Juliana*, une sexagénaire corse aujourd'hui à la retraite après avoir travaillé toute sa vie sur l'île dans le commerce : « L'argent que je touche en fin de mois ne me suffisait pas », raconte-t-elle. « J'ai donc commencé à faire escort. Et je conseille à toutes les femmes qui sont dans la même situation que moi de le faire. C'est plus facile de se faire deux fois 150 euros en une heure toutes les semaines plutôt que d'aller se fatiguer à faire des heures de ménage ».

La question de l'anonymat se pose forcément étant donné qu'elle reçoit les hommes chez elle, dans la ville dont elle est originaire :

« Mes clients sont respectueux. Premièrement, grâce à leur âge puisque je n'accepte pas les personnes qui ont moins de 40 ans. Et également parce qu'ils sont mariés, ce qui les pousse à rester discrets. Ils sont tous respectueux et l'argent à l'avantage de mettre une barrière entre le sexe et les sentiments. On va dire que je lie des relations erotico-amicales avec eux, mais que ça ne va pas plus loin ».

* Par souci d'anonymat, tous les prénoms ont été modifiés

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