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Sofy
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Nouveau Loi Schiappa

le Jeu 09 Aoû 2018, 13:36
J'enfonce le clou et je ne lâcherai pas l'affaire, non je n'ai pas envie de vivre dans un monde où le pire du n'importe quoi est permis, sous les pressions de minorités agissantes qui plus est, sont nourries logées par le contribuable, à commencer par des féministes subventionnées, toutes droit sorties de l'unité psychiatrique de l'Hôpital Saint-Anne, en guise d'école juridique.

Aujourd'hui, les travailleurs du sexe et leurs avocats ont un magnifique argument supplémentaire, pour exiger le retrait de la loi anti prostitution afin d'exiger enfin, une réglementation, avec des droits sociaux, et une véritable lutte contre le proxénétisme sous toutes ses formes, Industrie pornographique comprise et l'argument est de taille :

Pourquoi la présomption de consentement sexuel est-elle accordée aux gamines de 15 ans, mais refusée a toute prostituée, majeure et vaccinée ?

Vouloir savoir - Oser dire

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asandre
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Nouveau Re: Loi Schiappa

le Jeu 09 Aoû 2018, 18:11
Bonjour,
La loi "anti-prostitution" ne sanctionne pas l'absence de consentement mais le marchandage du sexe, le fait "d’acheter un service sexuel", rien à voir avec la question du consentement ou non des mineurs.
Et la loi anti-prostitution est beaucoup plus sévère quand les faits concernent un mineur.
"Le proxénétisme est puni de dix ans d’emprisonnement et de 1 500 000 euros d’amende lorsqu’il est commis à l’égard d’un mineur."
Article 225-7 du Code pénal
Et encore plus sévère quand c’est un mineur de moins de 15 ans: "Le proxénétisme est puni de quinze ans de réclusion criminelle et de 3 000 000 euros d’amende lorsqu’il est commis à l’égard d’un mineur de quinze ans."
Article 225-7-1 du Code pénal
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Sofy
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Nouveau Re: Loi Schiappa

le Ven 10 Aoû 2018, 01:04
Réputation du message : 100% (1 vote)
Vous avez lu cette loi ?
Il y est dit que si le ou la gamine est reconnue consentant-e, et ce sans aucune limite d'âge minimum, c'est bon ... c'est-à-dire que si le violeur et le où la gamine est d'accord pour dire qu'ils avaient envie de niquer ensemble , il n'y a pas d'agression avec pénétration ...
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looann
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Nouveau Re: Loi Schiappa

le Ven 10 Aoû 2018, 01:20
En première lecture le Sénat a adopté les amendements suivants :

« Création d’une présomption de contrainte en cas de relation sexuelle entre un majeur et un mineur, quel que soit son âge. Cette présomption tiendra à la différence d’âge entre le majeur et le mineur ou à l’absence de maturité de ce dernier »


Ce qui veut dire que si le/la mineur est d'accord ou aime ça, et qu'il fait preuve de maturité, la contrainte est révoquée.

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- thegame -

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Sir Matthew Hale

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Sofy
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Nouveau Re: Loi Schiappa

le Dim 26 Aoû 2018, 10:18
Réputation du message : 100% (2 votes)
Qui n’a jamais entendu parler des « rapports Kinsey » ?

Dans les années ’60 et ’70, alors que la révolution sexuelle transformait les mœurs et la structure des sociétés occidentales, ils en furent la caution scientifique, et même plus, la caution morale puisqu’il se disait que le puritanisme avait étouffé des pulsions naturelles et saines, et que chacun, homme, femme et même enfant, allait enfin être libéré. Publiés en 1948 et 1950, ces rapports sortirent rapidement des cercles universitaires pour inonder les publications grand public : journaux, magazines féminins, et bien sûr presse gravitant autour des mouvements pour la libération des femmes.

C’est en 1966, après le viol de sa propre fille âgée de 10 ans par un jeune de 13, que Judith Reisman se met à étudier les rapports Kinsey. Ayant entendu répéter à cette terrible occasion que « les enfants sont sexuels dès la naissance », elle a voulu comprendre d’où venait cette assertion qui semblait largement répandue. Les travaux de Kinsey, après avoir réussi à faire admettre que tout le monde est peu ou prou homosexuel, étaient bien à l’origine de l’étape suivante : la sexualisation des enfants, dans le sillage d’un Jack Lang qui déplore que « la sexualité puérile est encore un continent interdit » et d’un Thierry Lévy qui se plaint avec véhémence du tabou de la pédophilie. Consciente des enjeux civilisationnels et moraux qui se cachaient derrière les tableaux froids de rapports qui se présentaient comme scientifiques, Judith Reisman est partie en guerre contre ces études, les méthodes employées, la pertinence des échantillons, mais aussi et surtout contre leurs conséquences – la « restructuration » des cerveaux – qui se font sentir si dramatiquement aujourd’hui.

Née aux États-Unis en 1935, Judith Reisman est une essayiste et conférencière américaine. Titulaire d’un doctorat en communication, professeur invité à l’école de droit de la Liberty University en Virginie, elle a écrit de nombreux essais autour de la pornographie, de la pédophilie et de la banalisation de la sexualité dans l’espace public.

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Judith Reisman,  essayiste et conférencière américaine, professeur invité à la faculté de droit de la Liberty University de Virginie, après avoir été professeur titulaire à l’American University, en charge d’enquêter sur le rôle du professeur Kinsey dans des crimes sexuels contre des enfants et sur l’exploitation sexuelle des enfants dans les médias, est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à différents éléments de la révolution sexuelle.

La subversion sexuelle
L’ouvrage contient un chapitre dans lequel il est aussi question des liens entre Alfred Kinsey et… Hugh Hefner, le fondateur de Playboy dont la presse vient précisément d’annoncer le décès. Hugh Hefner se percevait comme le héraut de Kinsey dont le magazine PlayBoy se ferait le porte-parole. Judith Reisman souligne comment dans les années 70 les dessins et les articles publiés par Playboy faisaient la part belle au viol et à l’inceste. En 1988, l’avocat de Playboy a reconnu que ce magazine publiait bel et bien des dessins montrant des abus sexuels d’enfants, mais a prétendu qu’il s’agissait de dessins humoristiques. En fait, Playboy a toujours recouru à des moyens subliminaux pour salir le cerveau de ses lecteurs avec des allusions aux pires perversions sexuelles.

Judith Reisman dévoile également comment le Kinsey Institute, en lien avec Planned Parenthood, bénéficie encore de millions de dollars de subventions annuelles du gouvernement fédéral américain. Les successeurs d’Alfred Kinsey ont pris le relais et poursuivent sa révolution sexuelle.

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Marlène Schiappa a rappelé les différents éléments de la loi Aubry.
Au programme : des séances « dans lesquelles on parle du consentement, du respect d’autrui, des rapports entre les femmes et les hommes » et dans lesquelles on enseigne que « mettre une main aux fesses à une femme ou l’embrasser de force, ce n’est pas une manière de faire la fête ». Une référence implicite aux témoignages d’agressions sexuelles survenues lors de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Marlène Schiappa a conclu son propos en ajoutant que le « corps des femmes n’est pas un bien public, il n’appartient qu’à elles ».

Selon elle, ces séances d’éducation sexuelle seraient animées par « des associations qui ont des agréments d’intervention en milieu scolaire (IMS) ». Mais [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ne dit pas tout à fait la même chose. Il y est écrit que les séances sont « organisées par une équipe de personnels volontaires et formés (professeurs, conseillers principaux d’éducation, infirmiers, etc.), le cas échéant en lien avec des partenaires extérieurs ayant un agrément national ou académique ». Une annonce qui mérite donc des précisions d’ici la prochaine rentrée.
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Nouveau Re: Loi Schiappa

le Dim 26 Aoû 2018, 13:49
Meurtre de Vanessa Campos, la réaction (décevante) de Schiappa

Vendredi soir, lors du rassemblement au bois de Boulogne en hommage à Vanessa, tout le monde dénonçait l’absence de réaction politique. C’est à ce moment là, lorsque les dépêches tombaient, que madame Schiappa a finalement publié un communiqué adressant ses condoléances et annonçant des consultations.

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L’annonce de Schiappa est décevante. D’une part, elle est incapable de nous recevoir elle-même alors qu’elle rencontre régulièrement les associations catholiques et anti-prostitution. D’autre part, la MIPROF chargée de nous rencontrer est une instance qui a toujours été ennemie des travailleurSEs du sexe. Enfin, elle ne précise pas qui sont les «acteurs de terrains» qui doivent être consultés, et cela signifie probablement qu’au lieu de discuter directement avec les personnes concernées par le travail sexuel et les violences subies, des associations prohibitionnistes et catholiques vont encore être légitimées comme représentant nos intérêts alors qu’elles s’y sont toujours opposé.

Le communiqué du Mouvement du Nid suite au meurtre de Vanessa Campos en est une illustration parfaite. Il se conclut par la phrase suivante: «La prostitution est du viol et de l’esclavage, le nier c’est faciliter le passage à l’acte, c’est banaliser le meurtre de Vanessa et de toutes les autres». Les travailleurSEs du sexe sont les premières personnes à faire la différence entre un «vrai viol» et un rapport sexuel consenti avec un client, y compris s’il n’est pas désiré en tant que tel. Nous sommes les premières personnes à refuser l’amalgame entre le travail sexuel et l’esclavage. Ce sont donc en premier lieu les travailleurSEs du sexe que le Mouvement du Nid accuse de faciliter les violences et de banaliser le meurtre de Vanessa, alors même que c’est nous qui les subissons. En anglais on appelle ça du «victim blaming».

Ce même Mouvement du Nid, à l’origine des lois de pénalisation dont nous souffrons et qui favorisent les violences, tel que l’a très bien démontré [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], risque donc encore une fois d’être au centre des consultations gouvernementales. 42,3% des travailleurSEs du sexe interrogéEs se disent davantage victimes de violences depuis la loi d’avril 2016 et seulement 3,4% se déclaraient favorables à la pénalisation des clients. Le Mouvement du Nid ne peut donc pas prétendre représenter plus de 3,4% de notre population qui partage son opinion. Comment peuvent ils donc encore être associés à ces consultations concernant nos vies et nos morts?

Le communiqué de Schiappa appelle enfin à «formuler des propositions complémentaires aux dispositifs existants». Or, il s’agit de changer ces dispositifs et non de les compléter. Si c’est pour continuer comme d’habitude et n’agir que sur la marge, nous allons continuer à subir ces violences et à en mourir.

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_________________
Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier : 
La femme qui a un mari et un amant est une prostituée pour l'un des deux et souvent pour tous deux, et puis je ne saurais consentir à céder la place à un autre.

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TestorFR
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Nouveau Re: Loi Schiappa

le Mar 28 Aoû 2018, 05:19
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La loi Schiappa ne légalise pas la pédophilie et n'assouplit pas la législation sur les abus sexuels sur mineurs. Pour comprendre l'origine de cette rumeur, il faut revenir à l'adoption chaotique du projet de loi, qui a perdu de sa substance au fil des débats parlementaires et des polémiques. Les versions successives du texte ont créé une confusion, propre à nourrir fantasmes et contre-vérités.

A l'origine, le texte de Marlène Schiappa devait introduire une présomption irréfragable de non-consentement en dessous de 15 ans. Toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans aurait été qualifiée de viol et aurait relevé de la cour d'assises. Une petite révolution. Aujourd'hui, les relations sexuelles entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans - âge de la majorité sexuelle - sont en effet un délit quand l'acte sexuel a été exercé "sans violence, contrainte, menace ni surprise". On parle alors d'atteinte sexuelle.

Cette mesure a finalement été retoquée par le Conseil d'État en mars. La plus haute juridiction administrative a soulevé le risque d'inconstitutionnalité de ce dispositif, au nom du respect de la présomption d'innocence. En revenant sur cette mesure, le gouvernement n'a fait que conserver la législation actuelle. Il n'a pas posé une nouvelle condition pour qualifier pénalement le viol. C'est sur cette ambiguïté que surfent les contempteurs de la ministre. "Loi contre les violences sexistes et sexuelles : le non-consentement d'un enfant devra désormais être prouvé", écrit ainsi faussement le "Réseau Libre".

Après l'avis du Conseil d'Etat, le gouvernement a souhaité introduire la notion "d'atteinte sexuelle avec pénétration", dans un article 2. Cette infraction aurait été passible de 10 ans de prison, contre 5 pour l'atteinte sexuelle "sans pénétration". Cette mesure a été décriée par plusieurs associations féministes ou de protection de l'enfance, qui ont mis en lumière le risque de renvoi de viols en correctionnelle. Certains responsables politiques, comme Benoît Hamon, ont d'ailleurs mal compris le sens de cet article et assuré qu'il "rétrogradait de crime à simple délit" un viol sur mineur.

Si cette mesure a finalement été abandonnée, elle a ajouté de la confusion dans un débat qui n'en manquait pas. Dans sa version finale, le texte prévoit simplement que "lorsque les faits sont commis sur un mineur de 15 ans", "la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l'abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes".

Le discernement en droit pénal :
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