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HannaH
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Message par defaut Penser la prostitution

le Mar 17 Oct 2017, 20:12
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La prostitution est un sujet épineux, qui pose souvent problème en France. Un sujet que l’on pense peu, que l’on pense mal et souvent de manière complètement biaisée. Petite tribune et éclairage sur cette activité et ce qu’elle nous dit de la société.

Définir la prostitution

On dit souvent que la prostitution est le plus vieux métier du monde. Que ce soit vrai ou faux importe peu : le fait est qu’elle a été pratiquée partout et de tout temps. On définit la prostitution comme le fait d’échanger un rapport sexuel ou para-sexuel contre de l’argent. D’un point de vue neutre et amoral, la prostitution est donc une forme de service à la personne, au même titre qu’un massage, une coupe de cheveux ou un examen médical : dans tous les cas, vous payez quelqu’un pour qu’il fasse quelque chose à votre corps.

Bien qu’il existe également des prostitués et des clientes, ces deux catégories sont plus rares (comme l’écrivait Audiard : Il existe aussi des poissons volants mais ils ne constituent pas la majorité du genre) : aussi nous concentrerons-nous dans le cadre de cet article sur les femmes prostituées et les clients masculins.

En France, la prostitution est autorisée mais les clients de prostituées sont pénalisés. Ce qui revient, en gros, à autoriser la vente d’un produit en grande surface mais à disposer des policiers à la sortie de chaque magasin pour s’assurer que les gens ne l’ont pas acheté et dresser des amendes aux contrevenants.

La prostitution, ce n’est pas l’exploitation de la femme

Contrairement à ce qu’on entend trop souvent, la prostitution n’a rien à voir avec l’exploitation de la femme. Il s’agit, à l’inverse, de l’exploitation commerciale, par des femmes, des besoins d’hommes à la vie sexuelle insatisfaisante.

Ce qui peut être du domaine de l’exploitation, c’est le proxénétisme, c’est-à-dire le fait, pour un tiers, de s’accaparer tout ou partie du fruit du travail de la prostituée. Exercé de manière brutale et forcée, le proxénétisme peut relever du racket ou du travail forcé, souvent des deux. Il est puni par la loi et c’est normal, d’autant qu’il s’accompagne souvent d’une traite des êtres humains, de viols, d’abus sur mineures, etc. Notons que le racket et le travail forcé sont interdits et punis dans tous les cas et quel que soit le travail qu’on oblige les victimes à faire. Qu’on ait créé un concept de délit spécifique pour le cas du travail de prostitution forcé montre bien à quel point notre société perçoit le sexe comme une chose située dans un monde et une catégorie à part, différents du reste des activités humaines.

Du temps des maisons closes, les tenanciers de bordels prélevaient eux aussi une partie des revenus des prostituées, afin de financer le lieu dans lequel elles exerçaient, sa publicité, son administration, etc. Bref : il s’agissait de patrons, prenant pour eux une part de la richesse produite par leurs employés. On peut s’en émouvoir mais ça n’est pas, fondamentalement, différent de ce que font tous les chefs d’entreprise dans un système capitaliste. Certes, les prostituées se plaignaient du faible pourcentage qu’elles touchaient sur leurs passes, c’est à dire du pourcentage de la richesse créée qu’elles percevaient; mais les ouvriers travaillant en usine ne sont-ils pas dans le même cas ? On est là dans un contexte de lutte sociale classique, pas dans un registre fondamentalement différent de celui du reste du monde du travail. Si exploitation il y avait là, elle était la même que pour tous les autres travailleurs. 

Aujourd’hui, en France, les prostituées qui ont le plus de chances d’être effectivement exploitées par des criminels sont celles qui tapinent dans la rue. Il reste quelques indépendantes mais elles sont rares : la plupart des filles de l’Est ou des Africaines qu’on trouve sur nos trottoirs à la nuit tombée sont bel et bien des victimes de trafics d’êtres humains. C’est beaucoup moins le cas pour les escort girls, qui travaillent par annonces sur Internet et sont pour la plupart indépendantes.

La prostitution : un problème de définition

Si le proxénétisme est facile à définir (et encore…), la prostitution, elle, est beaucoup plus mouvante dans sa définition. On a bien entendu tous en tête les filles en petite tenue sur les grands boulevards de la plupart de nos agglomérations. Mais essayons de creuser un peu plus la question, en revenant à la définition de base : sexe contre argent. Car à ce jeu-là, un très grand nombre de femmes sont des putes, et un très grand nombre d’hommes sont des clients. Quelques exemples :


  • Un mariage bourgeois arrangé et négocié, comme par exemple celui de Liliane et d’André Bettencourt, implique bien des rapports sexuels (conjugaux ; et on sait qu’ils ont eu lieu dès lors que le couple a des enfants) tout en étant conditionné par les ressources : Liliane Schueller n’aurait jamais épousé un pauvre. Le choix de son partenaire sexuel a donc été déterminé par la capacité de celui-ci à maintenir son train de vie et accroître la fortune du clan. Il y a donc bien un échange de type sexe contre argent.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

  • Il suffit d’aller faire un tour sur n’importe quel site de rencontres pour constater qu’un grand nombre de femmes indiquent sur leur profil qu’elles n’aiment pas les radins, ou encore qu’elles cherchent un homme « d’un bon milieu ». Là encore : sexe contre argent. Est-ce de la prostitution ? Combien de femmes, qui n’accepteraient pas qu’on les traite de putes, ne sortiraient pour autant jamais avec un pauvre, un chômeur, un loser?

  • Vous rencontrez une fille en ville. Vous lui offrez un verre. Le courant semblant bien passer, vous l’invitez à dîner. Coup de foudre mutuel : vous finissez à l’hôtel tous les deux. Nuit torride. Au matin, vous payez l’hôtel. Êtes-vous certain à 100% qu’elle aurait couché avec vous si vous lui aviez demandé de payer sa part des boissons, du repas, de l’hôtel ? C’est peu vraisemblable. On a donc ici encore un échange sexe contre argent. Votre conquête est-elle une prostituée ?



Certes, objecteront peut-être certaines bonnes âmes, mais ce qui fait toute la différence, c’est qu’on parle là de partenaires exclusifs, que la femme choisit. La prostituée ne choisit pas, prend ce qui passe et a souvent de nombreux partenaires sexuels d’affilée. Et puis ce n’est pas une activité choisie : pour beaucoup de prostituées, c’est une nécessité économique.

En effet, mais on peut objecter à cela plusieurs choses :


  • Il est inexact de dire qu’une prostituée ne choisit pas du tout : elle est toujours en mesure de refuser un client. Sauf bien entendu si un proxénète violent l’y oblige. Mais là encore, on est dans du travail forcé et non dans un domaine spécifique, différent du reste du milieu du travail.

  • Tous les travailleurs sont un jour ou l’autre amenés à bosser pour un client qu’ils n’apprécient pas.

  • La fidélité n’est pas un critère légal pour maintenir ou casse un couple. Le fait que Madame (ou Monsieur) ait ou n’ait pas d’autres partenaires, quels que soient leur nombre, n’est donc pas un critère objectif de détermination ici.

  • Pour une vaste majorité de la population, le travail, quel qu’il soit, est pénible, n’est pas une activité choisie et relève de la pure nécessité économique. Vous en connaissez beaucoup, vous, des éboueurs qui ont toujours rêvé de faire ce boulot ?



Ce que j’essaie de vous montrer ici, c’est que la prostitution relève d’une définition purement arbitraire, qui ne repose sur aucune différence réelle avec une activité professionnelle quelconque, sauf une : nous parlons là de sexe. Mais pourquoi le sexe devrait-il être sacralisé ? Pourquoi serait-il plus digne de passer huit heures par jour derrière une caisse enregistreuse que dans un plumard ?

La prostitution : un miroir des absurdités de notre société

La prostitution est pénalisée pour les clients en France mais pas le fait de tourner des films pornographiques, que ce soit avec des actrices professionnelles ou des amatrices. Payer une nana pour avoir un rapport sexuel est donc, en pratique, interdit sauf quand il y a une caméra dans la pièce. En toute bonne logique, si on pénalise le recours à la prostitution, il faut aussi pénaliser celui à des actrices X rémunérées, puisque la seule différence objective entre l’activité professionnelle d’une pute et celle d’une porn star, c’est que la deuxième est filmée. Beaucoup d’actrices porno sont d’ailleurs également escorts en dehors de leurs tournages. Tout cela tend à montrer que les soi-disant luttes contre la prostitution n’ont rien de réellement sérieux : elles relèvent, dans le meilleur des cas d’un pur concours de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (ce qui, dans le monde du politiquement correct, est l’équivalent du concours de celui qui a la plus grosse).







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Un autre point intéressant : on trouve, dans les mouvements soi-disant progressistes qui sont pour l’abolition pure et simple de la prostitution, des gens qui, par ailleurs, défendent la GPA. Or, on le sait bien : l’autorisation de la Gestation Pour Autrui, c’est l’autorisation de faire de la grossesse un business. Dès lors, un problème se pose : car si la GPA est acceptable mais pas la prostitution, cela signifie qu’il est acceptable de louer les organes sexuels d’une femme pour neuf mois … mais pas pour une heure.  Mais on peut aller plus loin que le seul sujet de la GPA : Mon corps c’est mon choix, crient celles qui défendent l’avortement. Pourquoi dès lors interdire la commercialisation de ce corps dont on est seule propriétaire et responsable ? Pourquoi aurait-on le droit de faire usage de cette liberté d’user de son propre corps pour tuer un être mais pas pour vendre du plaisir à un autre ? Pourquoi serait-il légitime de gagner sa vie en vendant la capacité de son corps à soulever des charges lourdes, à faire la cuisine, à taper à la machine, mais pas à avoir des rapports sexuels ? Si tout vaut tout et qu’il n’y a pas de morale transcendante, le sexe n’est qu’une activité de loisir comme une autre, et la prostitution n’est qu’une prestation de service. En faire une exception ne peut venir que du fait qu’on attribue au corps de la femme, et particulièrement à ses organes sexuels, un aspect différent, sacré. Mais s’il y a sacralité du corps de la femme, cette sacralité ne peut, dans la logique d’un monde sans Dieu, provenir que d’une chose : la vie que ce corps est capable de produire. Dès lors, continuer à autoriser l’avortement au nom du libre choix devient problématique.

Enfin, si le client de prostituées est considéré comme un salaud libidineux et dégueulasse, la cliente d’escort-boys, elle, est [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Là comme souvent ailleurs : double éthique. Un même fait est scandaleux quand perpétré par un homme, mais devient génial quand c’est une femme qui s’y livre. C’est du sexisme à l’état chimiquement pur. 

Pourquoi pénaliser les clients de prostituées ?

Dans une société capitaliste libérale, le recours à la prostitution n’aurait aucune raison d’être pénalisé. Pourtant, cette pénalisation est logique, dans le cadre de la montée au pouvoir du féminhystérisme. Pour les tenants de cette idéologie, la sexualité des hommes est nécessairement et en tous lieux criminelle et violente, et les femmes en sont toujours les victimes, quoi qu’il arrive. Pour les Femen, par exemple, une porn star millionnaire comme la Cicciolina n’est pas une femme d’affaires qui a brillamment mené sa carrière en usant de ses charmes à son avantage : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]A cet impératif idéologique (tous les hommes sont des salauds pervers), s’ajoutent quatre choses :


  • Une ignorance complète de la souffrance que ressentent les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] qui ne peuvent avoir de vie sexuelle satisfaisante.

  • Une crainte fondamentale : car la prostitution permet aux hommes, ou du moins à une certaine catégorie d’hommes (ceux qui en ont les moyens financiers) de s’extraire du diktat féministe. En clair : ils peuvent coucher quand ils veulent, sans se soucier d’avoir à séduire qui que ce soit, ni se plier aux moindres exigences. Ils deviennent maîtres du jeu et prennent le contrôle de leur propre sexualité, au lieu de la conditionner au seul bon vouloir d’une compagne unique. Bref : ce sont des hommes qui ne sont pas alpha mais qui en ont tout de même certains des avantages de l’alpha. Et ça, c’est intolérable.

  • Une deuxième crainte essentielle : celle de voir des hommes réaliser qu’en réalité, la prostitution est le rapport hommes-femmes le plus honnête, et sans doute le seul réellement honnête. Car c’est la seule fois où un homme couche avec une femme sans que personne ne mente, ne gruge ni ne trahisse : toutes les cartes sont sur la table et tout le monde sait que le rapport est transactionnel. Or, c’est in fine le cas de tous les rapports humains, qu’ils soient ou non sexuels : on échange toujours quelque chose qu’on veut (de l’écoute, de l’amitié, de la distraction, du sexe, du réconfort, de l’argent…) contre quelque chose que l’autre veut en retour (de l’écoute, de l’amitié, de la distraction, du sexe, du réconfort, de l’argent…). La prostitution est simplement un cas spécifique, dans lequel les deux ne veulent pas la même chose. Mais c’est aussi le cas de beaucoup de rapports de couple, pourtant jugés parfaitement légitimes. A ce titre, la prostitution met en lumière la réalité des rapports humains. Et ça aussi, c’est intolérable, car comprendre la réalité de ces rapports est souvent le premier pas dans la voie de la Pilule Rouge et de la sortie de la Matrice.

  • Une absence totale de compréhension de ce qu’est la séduction : dans une démarche de séduction, il est fréquent que le dragueur (et surtout l’alpha) montre à sa cible des signes de supériorité (physique, financière, intellectuelle, morale) dont elle espère pouvoir profiter à l’avenir. La cible consent à un ou des rapports sexuels. Puis, après quelques temps, la relation cesse. La fille qui a été prise au [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]est donc, d’un certain point de vue, bien plus victime qu’une prostituée : elle a consenti à des rapports sexuels également, mais le plus souvent sans réellement profiter de l’argent, de la situation, du statut ni de la force de son partenaire.














En conclusion
Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a aucun problème avec la prostitution : il y en a. Les prostituées sont souvent exploitées, brutalisées, rackettées, droguées, traitées comme de la merde par des proxénètes qui ne sont que de vulgaires marchands de chair humaine et des clients dont certains sont de vrais salauds (comme le rappelait Tonton Georges, qui s’y connaissait pour avoir fréquenté ce milieu des années durant). Beaucoup d’entre elles finissent très mal. Mais tout cela n’a rien à voir avec l’activité elle-même : elle a à voir avec le fait qu’un pourcentage non négligeable de cette activité est sous le contrôle de criminels. Interdire la prostitution au nom de ces crimes, c’est comme dire que puisque de nombreux restaurants sont rackettés par la pègre, il faut traîner les clients de restaurants devant la justice. C’est tout simplement absurde.

Je ne suis pas non plus en train de défendre le recours à la prostitution : à vrai dire, je ne le recommande pas, et j’espère pour ma part ne jamais en arriver là. Il est nettement préférable de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] C’est bien plus satisfaisant à tous égards (encore que pas forcément moins cher). Mais même si c’est ce qu’on souhaite à tous, force est de constater que [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Et c’est justement parce que tous n’en sont pas capables que cette activité est utile à la société : un homme sexuellement frustré, surtout s’il s’agit d’un homme intellectuellement et moralement peu formé, peut facilement [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Mieux vaut, dans l’intérêt de tous, qu’il puisse être en mesure de gérer ses pulsions avec l’aide d’une professionnelle, rémunérée pour cela.

Enfin, je ne suis pas non plus en train de dire qu’il faille à tout prix tout légaliser. Bien que je sois à titre personnel favorable à une législation sur le modèle néerlandais en matière de prostitution (dans lequel, entre autres, les prostituées peuvent cotiser à la retraite, être assurées, bref avoir les mêmes conditions de travail que n’importe quelle profession libérale), ce qui me pose problème (et qui devrait poser problème à tout homme rationnel) c’est la double éthique. On ne peut pas combattre la prostitution et autoriser la pornographie ; on ne peut pas combattre la prostitution et soutenir la GPA ; on ne peut pas libéraliser l’avortement (au nom de la liberté de chacune à disposer de son corps) et s’opposer à la prostitution; et ainsi de suite. Les demi-mesures sont souvent pires que pas de mesure du tout et on ne peut souhaiter, en matière de prostitution, que deux choses : soit une interdiction réelle et absolue (mais alors on interdit aussi le X et l’avortement), soit une légalisation pleine et entière, qui permettrait à celles qui l’exercent de vivre dignement et en sécurité de leur métier.


Note : histoire de ne pas avoir qu'un seul son de cloche, on lira avec intérêt [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], paru sur le site Sisyphe. On y est dans un contexte très féministe de lutte contre le grand méchant patriarcat mais sans jargon caricatural ni hystérie : ça a beau ne pas correspondre à ce qu'on pense chez Néo Masculin, force est de constater que c'est intelligent, argumenté et bien écrit. Bien que les propos souffrent d'une ignorance totale de la nature de la sexualité masculine, cela reste du grain à moudre : recevoir et entendre les arguments de gens qui ne sont pas a priori de votre camp est toujours intéressant, quand ils sont bien formulés et articulés. L'auteur a de plus le bon goût d'être très cohérente, puisqu'elle est opposée à la GPA et à la prostitution pour les mêmes raisons : la marchandisation du corps féminin. On y trouve toutefois un écueil idéologique notable : pour elle, il n'y a pas de possibilité de consentir librement à sa propre prostitution. Le fait de nier ainsi la possibilité d'une autodétermination de la part des femmes me semble quelque peu sexiste mais bon ... il parait que les machistes, c'est nous...
Source [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier : 
La femme qui a un mari et un amant est une prostituée pour l'un des deux et souvent pour tous deux, et puis je ne saurais consentir à céder la place à un autre.

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