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Message par defaut «Les clients qui ont trop parlé durant ces deux jours sont les plus suspects»

le Ven 17 Nov 2017, 14:27
Depuis l’inscription de la pénalisation des clients dans la loi, en 2016, des départements, telle la Seine-et-Marne, ont mis en place des stages pour les contrevenants. Des cours infantilisants, entre incompréhension et apathie, qui réunissent seulement «les petites gens».

«Je vous dis donc adieu. L’objectif est de ne plus jamais se revoir. Jamais.» Il est 9 h 15 dans les locaux miteux de l’Association de contrôle judiciaire socio-éducatif (Acjuse) de Melun. Le procureur Lescaux est tout de sérénité, placide, bras croisés. Face à lui : treize hommes coupables. Des clients de la prostitution, pris en «flagrant délit» quelques mois plus tôt, relâchés dès la contravention payée, réunis désormais en Seine-et-Marne pour un stage obligatoire de sensibilisation à la «lutte contre les achats d’actes sexuels». Ils sont cuisinier, chauffeur poids lourd, maçon, paysagiste, ouvrier, technicien, commercial, retraité. Agés de 35 à 68 ans. Célibataires ou mariés, pères de famille pour une majorité. Tous ont fréquenté une fois de trop la forêt de Fontainebleau.

«Messieurs, ne prenez surtout pas cette condamnation comme une mauvaise punition, tente de rassurer Aurore Rizzon, leur encadrante de référence pour ces deux jours de stage. Nous sommes ici pour débattre, non pour vous juger. Alors qui veut bien m’expliquer la raison de sa présence aujourd’hui ?» Réponse collective : le silence. Les treize corps engourdis, rongés par la honte ou figés dans le désintérêt, ont les yeux scotchés sur le carrelage flétri. Une longue minute, puis deux. «On était au mauvais endroit au mauvais moment», ose articuler un homme assis au deuxième rang, veste de motard encore sur le dos, cheveux rasés et visage buriné. «On a fait une connerie pas tip top niveau morale», souffle un autre. «On s’est fait tout bêtement attrapés par les flics», dit un troisième. «Mais pourquoi il n’y a pas de spots de publicité télé pour nous signaler que nous sommes hors-la-loi ? On ne peut pas l’inventer», s’agace son voisin de droite, avachi sur sa chaise. Au fond de la pièce, le commissaire Todesco, cheveux blancs et regard gris, attend patiemment de pouvoir inaugurer le premier module de la journée. L’intitulé : «La prostitution en France et son cadre législatif».

«J’ai flippé pour de vrai»
Depuis le 13 avril 2016 et l’adoption de la loi visant à renforcer la «lutte contre le système prostitutionnel», les rapports sexuels tarifés sont pénalisés via le client (et non plus par le biais du racolage et de la personne prostituée), passibles d’une contravention de 1 500 euros la première fois et de 3 750 euros en cas de récidive. Sur ses terres, le procureur Lescaux a convaincu ses juges d’ajouter systématiquement une «peine complémentaire» (le stage, dont le coût est compris dans l’amende) à la condamnation purement financière, pour, assure-t-il, «une prise de conscience plus efficace» (1). Soixante-dix clients (sur un total de 800 condamnés en France) sont passés depuis le début de l’été sur les bancs de l’Acjuse de Melun, dont les sessions mensuelles sont complètes jusqu’à mars. «En gros, on paie pour tous ceux qui ne se feront jamais gauler», se désole le plus âgé des condamnés, assis au premier rang avec un carnet de notes - toujours vierge - posé sur les genoux. «C’est donc ça, la justice ?» Pause déjeuner.

Eric (2), 40 ans, a accepté de se confier autour d’un buffet chinois à volonté. Attablé devant des nems au porc, il fixe son verre derrière sa paire de lunettes légèrement usée. Il est embarrassé. Le jour où il s’est fait «choper», au mois de mai, il revenait tout juste d’un entretien d’embauche. La patrouille spéciale de Fontainebleau mise en place par le procureur Lescaux, composée de trois policiers, rôdait dans la forêt. «Bingo ! Ils m’ont pris par surprise en plein acte sexuel. Je me suis senti tout con. J’ai remis mon froc comme un con, je me suis excusé comme un con et j’ai payé ma contravention comme un con.» Depuis sa mésaventure, Eric jure qu’il réfléchit à «ses pratiques», devenues «trop symptomatiques» depuis «sa première prostituée», il y a une dizaine d’années. «Pour être honnête, c’est la rencontre avec les flics qui m’a vraiment fait cogiter. J’ai flippé pour de vrai. C’était la première fois que j’avais affaire à eux. OK, je suis timide maladif et vieux garçon célibataire. Mais est-ce une raison suffisante pour finir avec un casier judiciaire ?» Il s’enfile deux cafés. L’après-midi va être long.

Il est 16 h 30, c’est la troisième pause clope de la journée. Lucien, 38 ans, porte un col roulé noir et un pantalon en tweed. Il fume assis sur le trottoir, épuisé. «Je veux bien être pénalisé, mais elles sont où les prostituées, elles ont été prises en charge ? Parce que moi, on m’a chopé, mais la fille, croyez-moi qu’elle est restée sur le trottoir.» Cela fait deux heures qu’il bataille avec «Monsieur Laurent», un membre de l’Amicale du nid, une association «antiprostitution d’aide aux victimes», venu à l’Acjuse avec cette unique question : «Et si on se mettait à la place des personnes en situation de prostitution, juste pour voir ?» Lucien n’y avait jamais pensé. Il s’en fout royal. «Aller voir une prostituée, c’est un acte d’achat impulsif. Tu veux juste consommer du sexe, tu ne réfléchis pas aux conséquences qu’implique ta partie de jambes en l’air. C’est comme acheter de la beuh, tu ne penses pas au système caché derrière.»

Le reste de l’auditoire s’est prêté au jeu du représentant de l’association, en multipliant les réponses hypocrites d’élèves disciplinés. Pas Lucien : «Comment peuvent-ils savoir ce qui est le mieux pour elles ? Ils nous jugent et font les bons samaritains, mais où sont-ils quand il faut sortir les femmes de cet enfer ? s’est-il énervé, un peu plus tôt, dans la salle. Moi je veux bien être condamné, mais il faut aller jusqu’au bout de la démarche derrière. Se bouger réellement pour réinsérer les prostituées dans la société.» Monsieur Laurent a répliqué : depuis le 1er novembre, cinq «parcours de sortie» (dispositif prévu par le volet social de la loi 2016) ont été activés par décision préfectorale. Sept autres dossiers sont en attente de validation. «Ces anciens et anciennes prostituées recevront 330 euros d’aide mensuelle et une autorisation provisoire de séjour d’une durée minimale de six mois. Cela leur permettra de trouver un travail», a précisé l’intervenant. Le trentenaire jette sa clope sur le trottoir, réfléchit. «Douze femmes sauvées pour combien d’hommes condamnés ? Vivement la fin de journée.»

«Pas tous à la même enseigne»
Le lendemain, les treize hommes se sont installés aux mêmes places, pourtant non assignées, que la veille, les mêmes fringues au corps. Certains ont radoté les mêmes discours, les autres se sont pétrifiés dans la même aphasie. Et les intervenants se sont succédé avec la même tonalité moralisatrice. «Ce stage est une mauvaise idée. Culpabiliser les gens par rapport à leur sexualité, ça ne sert à rien, conteste Thierry Schaffauser, représentant du Syndicat du travail sexuel. Ces gens stigmatisent les travailleurs du sexe et nient leur capacité d’être des adultes consentants. En pénalisant nos clients, on nous fout encore plus dans la merde. On n’a plus un rond, donc on baise sans capote, puis on chope des maladies qu’on ne peut pas soigner. Mais en aucun cas on arrête de faire le tapin. C’est inefficace.»

Pour Jean (1), le plus dérangeant dans cette nouvelle loi, c’est «l’inégalité des chances». Ancien flic de 53 ans, il s’est fait surprendre par ses camarades «la seule et unique fois» où il s’est rendu dans les sous-bois de Fontainebleau. «On ne loge pas tous à la même enseigne. Vous pensez vraiment que la police guette les endroits luxueux fréquentés par des hommes politiques ? Les petites gens sans argent paient l’amende pendant que les plus riches font tranquillement leur affaire.» Jean enfile son blouson en cuir. Il n’a pas beaucoup de temps pour discuter. Il doit retourner à la maison avant que sa femme rentre du travail. «Elle n’est au courant de rien. La justice fait en sorte que la procédure se passe en toute discrétion. Croyez-moi, ils évitent bien des divorces.» Marié, ce père de deux enfants est persuadé qu’il ne refera «plus jamais la même erreur». Et les autres ? Rires. «Les hommes qui ont trop parlé durant ces deux jours sont les plus suspects, croyez-moi. L’élève modèle est toujours un gros faux-cul. Je parie qu’avant la fin de la semaine, une majorité des hommes ici présents se promèneront à nouveau dans les bois.» Après deux jours de prédications, de méthodes infantilisantes et de dialogues de sourds, comment le contredire ?

(1) Une expérience similaire est menée à Evry par l’Association pour le contrôle judiciaire.

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La femme qui a un mari et un amant est une prostituée pour l'un des deux et souvent pour tous deux, et puis je ne saurais consentir à céder la place à un autre.

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Yao Jym
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Message par defaut Quel sera à votre avis l'avenir de la loi prostitution ?

le Sam 18 Nov 2017, 08:03
Réputation du message : 100% (1 vote)
C’est toujours le même problème avec les putophobes (essentiellement des féministes) : ils (elles) parlent à la place de la grande majorité des prostituées comme s’ils (elles) étaient le porte-parole de celle-ci.

La grande majorité des prostituées veut continuer d’exercer sa charmante profession tout simplement parce qu’elle apprécie les avantages de celle-ci : liberté, facilité, etc.

Une allocation mensuelle de 330 € à condition de ne pas bénéficier déjà du RSA pour les prostituées qui veulent soi-disant sortir du système prostitutionnel ne peut en réalité que les encourager à se prostituer toujours plus… car qui peut vivre décemment avec seulement 330 € mensuels ?

Cette loi avant tout féministe n’est avant tout qu’une loi menteuse et hypocrite.

Quel sera à votre avis son avenir ?
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HannaH
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Message par defaut Re: «Les clients qui ont trop parlé durant ces deux jours sont les plus suspects»

le Sam 18 Nov 2017, 09:47
«Ces parcours de sortie sont un peu une arnaque»

Pour Thierry Schaffauser, l’un des porte-paroles du Strass, le Syndicat du travail sexuel, interrogé par BuzzFeed News, il n’est pourtant pas étonnant qu’une personne continue à se prostituer dans un tel contexte :

Code:
«Ce n’est pas avec 330 euros par mois que les gens vont s’en sortir, surtout en région parisienne. Ces parcours de sortie sont un peu une arnaque.»

Il ajoute : «Pour les quelques personnes qui vont soi-disant arrêter en 2017, combien vont commencer à cause des politiques austéritaires du gouvernement ? Depuis que la loi a été votée, il n’y a pas moins de travailleurs sexuels dans la rue, parce qu’elle précarise les gens», défend-t-il, tout en regrettant que le Strass, comme d’autres, n’ait pas été agréé pour le programme d’accompagnement :

Code:
«Ce n’est pas parce qu’on ne partage pas l’idéologie abolitionniste qu’on n’aide pas sur le terrain. Nous sommes nous aussi en contact avec des personnes qui voudraient éventuellement arrêter.»

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Message par defaut Parcours de «sortie de la prostitution» : le grand foutage de gueule!

le Lun 20 Nov 2017, 10:29
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Comment enfumer l’opinion avec une usine à gaz
Enfin ! Les premiers dossiers du fameux « parcours de sortie » tant annoncé ont été acceptés plus d’un an et demi après que la loi dite contre le « système prostitutionnel » ait été votée en avril 2016. Le gouvernement communique sur 30 dossiers suivis pour 2017 en sachant qu’il ne s’agit que des deux derniers mois de l’année. Cela ne devrait donc pas coûter autant d’argent que prévu initialement. Dans [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], j’avais déjà alerté sur le fait que les travailleurSEs du sexe n’avaient encore rien touché directement des 4,8 millions d’euros débloqués pour 2016 ni des 6,5 millions pour 2017. En effet, si les 30 personnes annoncées parviennent à toucher les 330 euros d’allocation mensuelle promise sur novembre et décembre cela fera un montant d’un peu moins de 20 000 euros qui leur aura été finalement versé directement sur les 6,5 millions d’euros prévus pour l’année. Où va le reste de l’argent ? Sans doute sert-il à payer les salaires des organisations prohibitionnistes qui ont milité pour cette loi. Néanmoins celles-ci ne sont pas contentes car le parlement a, lors de la loi de finances, baissé la somme prévue à 5 millions d’euros pour 2018.

Stéphanie Caradec, directrice du Mouvement du Nid répond à BuzzFeed News que « la différence de crédits aurait dû être répercutée sur les associations ». On est certes loin des 20 millions d’euros par an promis par la ministre Vallaud-Belkacem en 2013. Or, même en étant sur une estimation haute de 600 personnes entrant dans un « parcours de sortie » en 2018 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le budget pour les allocations versées devrait s’élever à moins de 2,5 millions d’euros. La moitié de l’argent au minimum va donc encore aller dans les frais de fonctionnement des associations anti-prostitution en charge de l’accompagnement dans le dit parcours.

Pour ma part, je parlerais davantage de flicage et de chantage que de réel accompagnement. Les critères d’entrée sont tellement discriminants que la majorité des demandes sont pour l’instant refusées. Les associations doivent donc veiller à ce que les personnes aient bien arrêté le travail sexuel, et qu’elles soient suffisamment « ré-insérables » pour mériter « l’aide » de l’état. On demande ainsi aux travailleurSEs du sexe de bien parler français pour pouvoir trouver du travail, et d’avoir déjà arrêté le travail sexuel depuis assez longtemps pour prouver qu’elles sont dans une démarche sérieuse, et qu’iels ne vont pas profiter de l’argent tout en continuant de travailler en cachette. Les commissions départementales comprenant les associations prohibitionnistes, la police, et les autorités travaillant ensemble, devront donc surveiller que les personnes ne « rechutent pas ». Hélène de Rugy de l’Amicale du Nid explique ainsi que « si les services de police qui font partie de la commission repèrent une personne dans un parcours de sortie en situation de prostitution, le parcours s’arrête immédiatement ».

Les choses peuvent changer d’un département à un autre mais le gros blocage viendrait surtout du refus de la part des préfectures de délivrer des titres de séjour, même temporaires, au point que la secrétaire d’état à l’égalité se retrouve à promettre un nouveau décret afin de débloquer la situation. Les premiers décrets ayant pris plusieurs mois pour être rédigés et circulés d’un ministère à un autre, on se demande bien combien de temps encore cela va prendre.

Les associations de travailleurSEs du sexe et de santé communautaire sont pour la plupart exclues des accompagnements pour le parcours de sortie puisque les agréments sont conditionnés au fait d’avoir pour but la « sortie de la prostitution ». C’est dommage puisque ces associations aident également des collègues lorsqu’iels souhaitent arrêter le travail sexuel, indépendamment des prises de position contre la loi, en particulier sur son volet répressif.

Au final, alors que cette loi était annoncée comme une grande avancée ouvrant de nouvelles « aides » pour les « prostituées » afin de lutter contre la traite des êtres humains et faire reculer la « prostitution », ce ne seront au maximum que quelques dizaines de personnes par an qui seront « aidées », excluant de fait les personnes qui ont le plus besoin d’aide puisqu’elles ne peuvent pas arrêter le travail sexuel, ne parlent pas assez bien français, ou ne peuvent prouver une situation suffisamment stable pour être crédibles dans leur « engagement au sein du parcours de sortie ».

Ni le « parcours de sortie », ni la loi dans son ensemble, n’aident en réalité à arrêter le travail sexuel, puisque le parcours s’adresse surtout aux personnes qui ont déjà réussi à arrêter par elles-mêmes. Les travailleurSEs du sexe se sont de tout temps débrouilléEs par iels-mêmes et continueront de le faire dans leur grande majorité, l’idée qu’on soit « prisonnierE de la prostitution » relevant surtout du mythe. Cette loi prouve une fois de plus son inefficacité par rapport aux objectifs annoncés. Pendant qu’on dépense des millions d’euros pour « aider » quelques personnes, en attendant, les politiques d’austérité, les coupes dans les aides sociales, et le dé-tricotage du droit du travail sont les meilleurs ingrédients pour un « parcours d’entrée dans la prostitution » qui lui en revanche, s’avère toujours massif.

Cette loi n’aide pas les travailleurSEs du sexe. Elle aide plutôt les organisations prohibitionnistes à asseoir leur monopole dans le tissu associatif français en réclamant toujours plus de subventions sans jamais avoir à prouver des obligations de résultat. Contrairement à ce qu’elles racontent, ces organisations ne manquent pas de moyens : ce sont les travailleurSEs du sexe qui en manquent, surtout depuis la pénalisation des clients qui a fortement précarisé tout le monde. Les prohibitionnistes ne manquent donc pas d’indécence à réclamer toujours plus d’argent sous prétexte «d’aider les prostituées», alors qu’ils sont responsables d’une grande partie de nos pertes de revenus.

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